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A propos de l'auteur


Pierre Servent : journaliste et colonel réserviste français.
Ancien de La Croix et du Monde, spécialiste des conflits et de l'armée, il intervient dans les médias audiovisuels français et étrangers (notamment France Télévisions, LCI, France Inter, France Info, RMC, Radio Canada, etc.).
Il écrit régulièrement des chroniques dans le quotidien La Croix et il est l'auteur de plusieurs ouvrages politiques et historiques dont Œdipe à Matignon (Balland, 1989), Le Mythe Pétain (Payot, 1992) La Force de convaincre, Entretiens avec Philippe Séguin (Payot, 2006).
Pierre Servent a réalisé différents reportages durant la guerre du Liban et la première guerre du Golfe. Il enseigne au Collège Interarmées de Défense (ex-École de guerre). Colonel de réserve, il a servi comme officier dans les Balkans, en Afghanistan et en Afrique.

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 A propos du livre en dédicace


Depuis 1958, sept hommes ont porté le titre envié de chef des armées en entrant à l'Elysée. A l'exception de Georges Pompidou, tous ont enfilé cette tenue avec une délectation certaine, comme s'ils trouvaient là, en comparaison des sables mouvants de la politique intérieure, le seul espace de liberté vraiment régalien. Pour comprendre la relation complexe qu'entretiennent les présidents de la Ve République à l'armée et à la guerre, pour serrer au plus près le pourquoi de leurs décisions, si lourdes de conséquences, Pierre Servent nous entraîne dans les dédales de leur mémoire, de leur histoire et de leurs marqueurs personnels.
Avant d'être élu au poste suprême, tous ont endossé l'uniforme. Si cinq d'entre eux ont fait la guerre, un seul, Charles de Gaulle, officier d'active, a combattu lors des deux conflits mondiaux. Les quatre présidents suivants – Georges Pompidou, Valéry Giscard d'Estaing, François Mitterrand et Jacques Chirac – ont tous été décorés au feu. Les benjamins, Nicolas Sarkozy et François Hollande, ont fait leur service militaire, mais pas la guerre... faute de conflits. Cela ne les a pas empêchés d'être des chefs de guerre volontaristes. Pour mieux saisir leur place dans l'histoire et dans la mécanique de la Défense, l'auteur met également à nu le positionnement si particulier en France des grands commandeurs. Pour la première fois, plusieurs d'entre eux ont accepté de s'exprimer avec une grande liberté sur les relations entre le sabre et la toge.

Bibliographie de l'auteur

 
Extension du domaine de la guerre

Servent1.jpgCela fait maintenant plusieurs décennies que les guerres n’en font qu’à leur tête. Elles ne veulent plus jouer les partitions classiques d’hier : État contre État, armée contre armée. Elles sont baroques et en perpétuelle transformation. On ne sait même plus comment les nommer… Dans ce brouillard de début de siècle, un constat s’impose : le domaine de la guerre est en pleine expansion. Ce cancer, qui s’en prend aux parties molles de notre monde, provoque bien moins de morts que les grands modèles du XXe siècle. Mais il est terrifiant par son caractère mutant. Les guerres nouvelles touchent avec prédilection les civils, ici et là-bas, et elles vont durer bien plus longtemps que la première et la seconde guerre mondiale réunies.
Ce phénomène guerre concerne désormais cinq des six continents, se joue aussi bien sur le terrain que sur la Toile, enrôle dans le même camp des fous de Dieu et des laïcs, mobilise des familles entières qui partent faire le djihad, transforme de « gentils garçons » en tueurs fanatiques et des jeunes filles au sourire angélique en kamikazes ou en épouses encagées de noir docilement soumises à des moudjahidin. Les repères vacillent : des bandes armées bâtissent au nom d’Allah un proto-État en Mésopotamie ; un pays, membre permanent du conseil de sécurité de l’ONU (la Russie), soutient des militaires sécessionnistes en Ukraine. Fondamentalistes religieux et ultranationalistes se marient pour donner naissance à des « Messianiques » qui entendent faire l’Histoire à leur façon… Ne détournons pas les yeux. La guerre est de retour ! Nous sommes désormais tous concernés par ses grimaces.

 
Le Testament Aulick

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Soldat dans les tran-chées en 1914, diplo-mate du Reich en 1945, Karl Aulick se révoltera-t-il contre son destin ?
Alexandre Plainlevé est depuis son plus jeune âge passionné par l'histoire et les traces laissées par ceux qu'il appelle les " anciens vivants ". Devenu professeur, il tâche d'intéresser des classes parfois difficiles à sa matière en apportant, lors de ses cours, des objets du temps passé qu'il chine chez les brocanteurs de Montpellier. Un jour, il fait chez l'un d'eux, M. Licorne, une découverte extraordinaire : un document de première main écrit par un Allemand ayant perdu son âme dans les tourments des deux guerres.
Qui est celui qui signe d'un " K. " ses lettres d'adieu ? Pourquoi ce jeune catholique bavarois s'est-il fourvoyé dans le nazisme et comment a-t-il fini par participer à la déportation des Juifs de Hongrie alors qu'il n'était pas antisémite? Alexandre confie la traduction de ces Mémoires d'outre-tombe à Clara, une de ses collègues, dont il tombe amoureux. Mais au fur et à mesure des révélations du testament, le passé prend le pas sur le présent et semble faire obstacle à leur histoire. D'autres secrets – relatifs à la jeune germaniste ou au mystérieux M. Licorne – viennent au jour...


 

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Eric Von Manstein Mémoires

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Parus pour la première fois sous le titre Victoires perdues, les Mémoires du maréchal von Manstein comptent parmi les documents les plus percutants pour comprendre les opérations majeures de la Deuxième Guerre mondiale. C'est que, véritable pompier du Führer, Manstein est partout entre 1940 et 1944 : en Pologne, en France et, bien sûr, en Union soviétique. Il relate les querelles stratégiques, la mise au pas du haut commandement par Hitler, le quotidien des soldats et ses propres faits de gloire (surtout le terrible plan d'invasion de la France ou la prise de Sébastopol). Manstein, en rédigeant ses mémoires après guerre, cherche néanmoins à dédouaner la Wehrmacht des crimes perpétrés sous le nazisme, notamment à l'Est. " En refusant d'emprunter, de temps en temps, la tunique du philosophe, il se garde de porter un regard rétrospectif sur la portée morale de son action et sur les crimes du régime hitlérien ", résume Pierre Servent dans sa présentation. Reste que " Manstein est un stratège hors pair, cumulant des qualités que l'on retrouve rarement chez le même homme : la capacité à conceptualiser un grand nombre de combinaisons et la force de caractère pour en engager une seule avec résolution ".


 

 
Le complexe de l'autruche

Servent4.jpgLa France a connu des hauts et des bas dans son histoire militaire. Si l'épopée napoléonienne l'a portée au sommet de l'art de la guerre, la chute n'en fut que plus cruelle en 1815. La suite n'a pas été plus tendre pour son armée, qu'elle fût professionnelle ou composée de conscrits. En soixante-dix ans, elle a été, par trois fois, envahie dès les premiers jours de combats, puis occupée, et amputée à deux reprises d'une partie du territoire national ! Elle était pourtant considérée comme une nation puissante, dotée d'une armée remarquable. Cherchez l'erreur ! En 1914, l'état-major avait préparé la guerre de 1870 ; en 1940, celle de 1914... A chaque fois, les chefs avaient préféré ignorer les voix discordantes. Y aurait-il une accoutumance nationale à la débâcle express ? De quoi ces défaites cuisantes sont-elles le nom ? En quoi nos adversaires se sont-ils montrés supérieurs ? L'examen du " modèle français de l'échec " dévoile, au-delà des seules questions militaires, les travers naturels du pays. Notamment une forme de cécité qui rend les élites incapables de lire à temps les signaux faibles ou forts de la tempête qui vient et du monde qui change. Pierre Servent conduit son lecteur d'une relecture corrosive du passé au décryptage vigoureux des enjeux du temps présent. Les événements militaires d'hier demeurent d'une troublante actualité : c'est du confort intellectuel et du poids des certitudes que naissent les déroutes militaires... et civiles. Ne menons-nous pas les combats politiques, économiques et militaires d'aujourd'hui de la même manière que nous avons perdu les batailles d'hier ? Prenons garde au syndrome de Sedan !



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